Mars bleu

Mars Bleu, le mois de dépistage et de sensibilisation, c’est l’occasion d’en savoir plus sur ce cancer, responsable de 42 000 nouveaux cas chaque année mais aussi de dépasser ses idées reçues et d’en savoir plus sur le test de dépistage à faire chez soi.

C’est l’un des cancers le plus fréquent (le cancer colorectal est le 3ème cancer le plus fréquent chez l’homme et le 2ème cancer le plus fréquent chez la femme !). Mais, détecté tôt, ce cancer se guérit dans 9 cas sur 10.

Le rôle de la socio-esthéticienne dans l’accompagnement de personnes malades du cancer

Depuis le Plan Cancer de 2003, la socio-esthétique fait partie intégrante des soins de support en cancérologie.

« La mission de la socio-esthéticienne est de prendre soin et d’informer au mieux les femmes et les hommes atteints d’un cancer en répondant à leurs différentes interrogations, en leur donnant des conseils et surtout en les rassurant. » Nous sommes là pour les aider et les accompagner pendant leur traitement et aussi parfois après ».

À travers des ateliers beauté ou en bénéficiant de soins socio-esthétique, les femmes et les hommes apprennent ainsi à adapter leurs soins à la maladie, mais aussi à apprivoiser leur nouvelle image, à retrouver confiance en eux et à se reconstruire au fur et à mesure de leur parcours de soin avant, pendant et après la maladie

La chute des cheveux, un deuil particulièrement difficile à faire

« La principale préoccupation pour une majorité des femmes et d’hommes , parfois même avant de savoir quel traitement ils vont recevoir, est la chute des cheveux. Et j’insiste sur le terme ‘chute’ car on a tendance à utiliser le mot ‘perte’, mais ils ne sont pas perdus puisqu’ils vont repousser.

Mais la chute des cheveux (et des sourcils) n’est pas une fatalité. En effet, ce n’est pas la maladie en elle-même qui est responsable de cet effet secondaire, mais certains médicaments utilisés dans les protocoles de traitements chimiothérapiques du cancer.

Ceux qui, malheureusement, sont concernées par cette situation peuvent choisir de les couper petit à petit ou très courts « pour s’habituer », de les raser totalement ou bien d’attendre qu’ils tombent progressivement.

« On les laisse libre de choisir. Ils subissent déjà leurs traitements, leurs effets secondaires. Ce sont des choses qu’on leur impose donc il est important qu’ils aient encore la liberté de faire comme ils le sentent, qu’ils soient « acteurs » et qu’ils puissent garder le contrôle sur ce corps qui leur échappe. »

Et la repousse ? « Dans un premier temps, c’est comme un duvet, puis le cheveu se densifie au fil des semaines. Il est souvent plus souple qu’avant, voire frisé. Puis, au fur et à mesure du temps et de la repousse, elles retrouvent leurs cheveux d’avant », précise l’experte.

Dans certains cas, très rares (seulement 4% des patients), les traitements peuvent détruire complètement le bulbe, empêchant alors la repousse complète.

  • Perruques foulards ou chapeaux

    Chacun trouve son accessoire pour se sentir bien.

Prendre soin de soi pour se reconnecter à son corps

Chute des cheveux, assèchement de la peau et fragilisation des ongles sont autant de changements que peuvent rencontrer les femmes et les hommes atteints de cancer. Des effets secondaires, qui dépendent des traitements et ne concernent donc pas toutes les personnes touchées par la maladie, auxquels il est possible de remédier par des soins adaptés dont l’application permet également de se reconnecter à son corps.

  • La peau

Elle peut devenir très sèche, intolérante, plus fine et plus sensible.

Le visage, le corps et le cuir chevelu doivent donc être hydratés et apaisés avec des produits doux, idéalement issus de la dermo-cosmétiques ou de marques dédiées comme La Roche Posay, Avène, Bioderma, Uriage Dermago.

Huiles, laits, eaux micellaires ou thermales, pains dermatologiques et produits exempt d’ingrédients irritants comme l’alcool, les colorants ou les parfums sont à privilégier.

Au soleil, la peau doit également être protégée des UV avec un ptoduit de protection solaire hydratant à indice élevé.

Enfin, pour faire face au Syndrome mains-pieds, une autre conséquence des traitements qui se caractérise par un échauffement et un rougissement de la paume des mains et de la plante des pieds, j’insiste sur la prévention pour limiter ses effets. « Il faut beaucoup les hydrater au quotidien, éviter les chaussures trop serrées ou les talons et privilégier le port des chaussettes en coton. »

  • Les ongles

Certains protocoles peuvent fragiliser les ongles et entrainer des douleurs au bout des doigts et au niveau des ongles.

Ces derniers peuvent alors changer d’aspect, de couleur, la peau du dessous peut s’épaissir et provoquer la chute des ongles.

« On conseille aux femmes de ne pas avoir les ongles trop longs pour éviter les chocs ou la casse, de les limer plutôt que de les couper, de les nourrir avec une huile fortifiante ou de les masser avec une crème pour les mains. On leur propose également de mettre une base de vernis au silicium pour les renforcer et d’apposer un vernis de couleur par dessus pour les protéger de la lumière. Mais, attention, parfois la prévention ne suffit pas et n’empêche pas la détérioration des ongles. »

  • Le maquillage

Si, pendant les traitements, la nature de la peau change, cela n’empêche pas pour autant de continuer à se maquiller. Il est néanmoins préférable d’opter pour des produits maquillants plus adaptés. Je déconseille par exemple l’utilisation d’un mascara waterproof, trop difficile à démaquiller et donc susceptible de fragiliser les cils et la peau.

Au sein des ateliers de socio-esthétique, les femmes apprennent à atténuer les signes laissés par la maladie (cernes, imperfections). Celles qui n’ont plus de sourcils s’exercent à les redessiner ou peuvent se laisser tenter par le tatouage semi-permanent (avec l’accord préalable de leur oncologue).

« Il faut tout de même prendre quelques précautions avec cette technique. Il faut se tourner vers un professionnel qui utilise des pigments de très bonne qualité afin de limiter le risque d’allergies et d’intolérances. En effet, la chimiothérapie diminue les défenses immunitaires et favorise donc le risque infectieux lié à la dermopigmentation. Je conseillerai d’attendre la fin des traitements si on veut absolument y avoir recours. »

Mon éthique


Réaliser des soins socio-esthétiques adaptés tel que :

le toucher relationnel, l’hygiène corporelle appliquée et les soins portés sur l’apparence de la personne . Dans le but de revaloriser l’image de soi et de favoriser la réparation identitaire contribuant à l’inscription de la personne dans son environnement.

SOINS ASSISTANCE AUX SOINS NIVEAU D’ÉTUDE MINIMUM Niveau IV (Bac) CODE MÉTIER 05R20

RÉFÉRENTIEL

Accueil, encadrement et accompagnement pédagogique de personnes (agents, d’étudiants, stagiaires, etc.) Bilan clinique d’un patient, spécifique au domaine (entretien/examen, recueil d’information, travail de synthèse, restitution…)

Contrôle et suivi de la qualité des prestations, dans son domaine d’activité Contrôle, suivi et bilan des actions réalisées, dans son domaine Coordination des programmes/des projets/des activités Élaboration du projet de soins et du plan du traitement du patient, de la personne Enseignement et supervision de travaux dirigés de recherche et d’études, dans son domaine de compétence

Réalisation de soins corporels et esthétiques dans son domaine d’activité Réalisation de soins spécifiques à son domaine d’intervention.Ce site répertorie les professionnels qualifiés

parce que votre bien-être est ma raison d’être